Immobilier : investir dans l’ancien en 2016, malin ?

26 mai 2016
PAR NICOLAS PEYCRU

Faut-il succomber au charme de l’ancien ou préférer le confort du neuf ? Une question souvent posée par les futurs acquéreurs. Le marché du logement neuf a connu une nette reprise en 2015, traduite par une baisse des prix et une hausse des transactions. Ce tournant positif semble se poursuivre en 2016. Qu’en est-il de l’immobilier ancien ?

Selon les indices Notaires-Insee, les prix au mètre carré des logements anciens étaient en légère hausse au premier trimestre 2016, soit +0,7 % par rapport au dernier trimestre 2015. Cette hausse était toutefois notable sur les prix des maisons, car ceux  des appartements anciens étaient en baisse (-0,2 % par rapport au quatrième trimestre 2015).

L’investissement dans l’ancien reste attrayant avec des prix qui restent négociables et moins onéreux que le neuf. Fiscalement parlant, le neuf propose des avantages fiscaux exceptionnels, mais l’ancien permet une plus-value plus importante.

La réforme du Prêt à Taux Zéro (PTZ), en vigueur depuis le 1er janvier 2016, encourage aussi l’achat d’un logement ancien avec travaux, quelle que soit la localisation du bien immobilier. Pour rappel, en 2015, uniquement 6000 communes avaient droit à ce prêt. Afin de bénéficier du nouveau PTZ, des plafonds de revenus sont à respecter et les travaux doivent représenter au moins 25 % du prix total du bien.

Combien coûtent les travaux dans l’ancien ?

Le coût d’une rénovation varie en fonction de la taille et de la localisation du bien. Vous paierez plus cher vos travaux à Paris qu’en province. Il faut compter en moyen 1000 € par mètre carré pour des travaux dans l’ancien. Apporter une nouvelle touche à une petite salle de bain peut coûter entre 3000 et 4500 euros. Pour des placards tendances en cuisine, prévoyez un budget entre 1400 et 2000 euros. Afin d’améliorer le confort de l’habitant, certains travaux tels le remplacement des fenêtres et la mise en place d’un système de chauffage, ont un caractère prioritaire.

Défiscaliser dans l’immobilier ancien

Les logements anciens peuvent bénéficier du dispositif de défiscalisation Pinel, sous certaines conditions. Ils doivent être en état de délabrement avancé, faire l’objet d’importants travaux et d’une réhabilitation lourde, qui aboutissent à un logement proche du neuf. Les caractéristiques de décence et de performances techniques doivent être réunies. Comme pour le neuf, l’investissement ne doit pas dépasser 300 000 euros par an.

Il est aussi possible de défiscaliser avec la loi Malraux. Elle permet au propriétaire d’un logement ancien de réaliser des travaux de rénovation ne dépassant pas 100 000 euros, pour ensuite le louer. Si ce principe est respecté, une réduction de 22 000 euros (pour  les zones de Protection du Patrimoine Architectural Urbain ou Paysager) et 30 000 euros (pour les immeubles situés dans les secteurs sauvegardés), s’applique annuellement.

Investir dans l’ancien reste un investissement malin et rentable. Vous pouvez toujours y apporter le confort du neuf, mais il sera compliqué d’apporter le charme de l’immobilier ancien au neuf.

Auteur – Nicolas Peycru

Pas de compte ?

Enregistrez-vous