
En 2025, l’assurance-vie a connu un véritable choc de popularité. Collecte record, retour en grâce des fonds en euros, encours historiques : rarement un placement aura autant concentré l’attention des épargnants français. Derrière ces chiffres spectaculaires, c’est surtout un signal très fort pour tous ceux qui s’interrogent aujourd’hui sur la meilleure façon de protéger, organiser et faire travailler leur épargne.
Après plusieurs années d’hésitation, de repositionnements et de concurrence accrue de produits monétaires très bien rémunérés, l’assurance-vie a signé en 2025 une année que l’on peut, sans exagérer, qualifier d’exceptionnelle. La bonne tenue des taux obligataires a permis aux assureurs d’améliorer progressivement le potentiel de rendement des portefeuilles. Dans le même temps, la baisse du rendement du Livret A et des comptes à terme a réduit l’attrait des placements les plus simples. Dans un environnement économique et géopolitique toujours anxiogène, les ménages ont recherché un support capable de combiner rendement, cadre fiscal connu et grande souplesse d’utilisation. L’assurance-vie a naturellement repris cette place centrale dans les stratégies d’épargne.
Le signal le plus frappant de ce retour en force concerne les fonds en euros. En 2025, leur collecte nette redevient positive à hauteur de 8,1 milliards d’euros, alors qu’elle était encore négative en 2024 avec –4,7 milliards d’euros. C’est la première fois depuis 2020 que les fonds sécurisés repassent franchement dans le vert. Pour de nombreux épargnants prudents, cette évolution constitue un véritable tournant psychologique. Elle montre que la phase de défiance vis-à-vis des fonds en euros est en train de s’achever, et que la sécurité peut de nouveau s’inscrire dans une logique de rendement acceptable.
La dynamique de 2025 se traduit aussi par une accélération très nette des versements. Les cotisations atteignent 192,1 milliards d’euros, soit +10 % sur un an, correspondant à 17,1 milliards d’euros supplémentaires. Cette progression concerne à la fois les supports investis en unités de compte, dont les cotisations progressent de 13 %, et les supports en euros, en hausse de 8 %. La structure des contrats continue d’évoluer : la part des unités de compte représente 46 % des versements en décembre et 39 % sur l’ensemble de l’année, contre 38 % en 2024. Les épargnants acceptent désormais plus clairement l’idée de combiner sécurité et recherche de performance.
Autre indicateur majeur de cette année hors norme : le ralentissement des sorties. En 2025, les prestations reculent de 3 %, pour s’établir à 141,4 milliards d’euros. Les ménages ont donc moins puisé dans leur épargne. Ce comportement traduit un retour de confiance très net. Les alternatives à l’assurance-vie étant devenues moins attractives, les contrats retrouvent leur rôle de placement de conservation et de pilotage à long terme, plutôt que de simple réserve de liquidités mobilisable au moindre doute.
L’année 2025 marque surtout un niveau de collecte nette rarement observé. Elle atteint 50,6 milliards d’euros, soit 22,1 milliards de plus qu’en 2024. Ce seuil n’avait plus été franchi depuis 2010. Cette collecte positive concerne à la fois les unités de compte, avec +42,5 milliards d’euros, et les fonds en euros, avec +8,1 milliards d’euros. L’assurance-vie confirme ainsi son rôle unique de carrefour de l’épargne, capable de capter simultanément les flux prudents et les flux orientés vers les marchés financiers.
Logiquement, l’encours total progresse fortement. À fin décembre 2025, il atteint 2 107 milliards d’euros, en hausse de 122 milliards d’euros sur un an, soit +6,1 %. L’assurance-vie représente désormais plus de 30 % de l’épargne financière des ménages. Environ 42 % des foyers français détiennent aujourd’hui au moins un contrat. Ces chiffres rappellent une réalité essentielle : l’assurance-vie reste l’outil patrimonial de référence, bien au-delà d’un simple produit financier parmi d’autres.
Pour un actif en phase de constitution de patrimoine, cette année 2025 confirme que l’assurance-vie demeure l’une des portes d’entrée les plus efficaces pour investir progressivement, diversifier ses supports et préparer des projets à moyen terme. Pour un épargnant prudent, inquiet pour la sécurité de son capital, le retour en force des fonds en euros change clairement la donne. Pour un futur retraité, enfin, la solidité des flux et la dynamique de l’encours renforcent l’intérêt de l’assurance-vie comme outil de préparation de revenus complémentaires et de pilotage de l’épargne.
L’année 2025 constitue un véritable point d’inflexion. Si les projections pour 2026 se confirment, notamment avec la poursuite attendue de la baisse du taux du Livret A et la possible réorientation d’une partie des 93 milliards d’euros d’encours issus d’anciens plans d’épargne logement, l’assurance-vie pourrait continuer à capter une part croissante des arbitrages patrimoniaux. Plus qu’un simple bon millésime, 2025 pourrait bien marquer le retour durable de l’assurance-vie au centre des stratégies d’épargne des Français.
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