L’investissement en action séduit moins les jeunes actifs

16 Nov 2018
PAR NICOLAS PEYCRU

Les jeunes de 25 à 35 ans sont moins attirés par les investissements en action que leurs aînés. Selon une enquête faite par Pater, 8 sur 10 jeunes actifs de cette tranche d’âge disent détenir un livret, 1 sur 2 à détenir un épargne logement et 1 sur 3 à avoir déjà ouvert un contrat d’assurance-vie. En revanche, seulement 4% des jeunes interrogés disent posséder des placements risqués comparé à leurs aînés qui investissent plus dans les placements en action.

Les raisons du non investissement en action

Lors de cette enquête,  les raisons qui pousseraient les jeunes au non investissement en action de sociétés sont variées. La raison principale, pour 38% des jeunes actifs, serait le manque d’argent, alors que, 36% disent que c’est trop risqué, 22% se disent être mal informer, 19% expliquent que c’est compliqué, 21% n’ont pas confiance et 4% estiment que les coûts d’entrées ou de gestion sont trop élevés pour faire un investissement dans les sociétés cotées. D’un autre côté, ceux possédant un patrimoine financier sont plus attirés par des actions, mais poussés vers l’épargne et l’assurance-vie.

Ce qui pousse un jeune actif vers l’investissement en actions

Généralement, ce qui pousse un jeune actif vers l’investissement, c’est le rendement supérieur qu’apportent les sociétés cotées comparé à d’autres placements tel que le livret. Une des conditions  important étant la détention de patrimoine. Un investisseur est relativement à l’aise financièrement avec des revenus importants et sans projet de dépense à moyen-long terme, il sera plus enclin à se tourner vers des épargnes qui sont certes risqués mais qui offriraient de meilleurs bénéfices.

Cependant, on constate qu’il y a une augmentation pour d’autres produits financiers comme l’assurance-vie, le PEA, les livrets ou encore les parts sociales. Selon l’étude, ces épargnes sont plus mises en avant par les chargés de clientèle en entretien que l’investissement à risque. Le prospect se laisse séduire par ces épargnes, alors que ce dernier a un profil de prospect prêt à investir en action. Globalement lors des entretiens, 95% des propositions sont axés sur l’assurance-vie, 51% sur le PEA contre seulement 31% sur le placement en action.

Le manque d’information est un facteur déterminant pour la mauvaise cote des investissements en action auprès des jeunes. Comprendre les profils des jeunes investisseurs est très important lors des entretiens pour les chargés de clientèle qui voudraient convaincre de l’intérêt de s’orienter vers ce type de placements. La connaissance qu’ont des jeunes des marchés, et leur volonté de prendre des risques ou non, influence leurs choix d’investissement. Sur le marché des placements, l’assurance-vie se trouve dans le haut du panier avec 25 milliards d’euros. Ceci la place devant les fonds en euros tout en reléguant les placements en action à de moins bonnes positions. Avec une meilleure présentation du marché et plus de propositions basées sur les compétences réelles et les motivations de l’investisseur, l’investissement en action pourrait convaincre un plus grand nombre de jeunes.

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