Passer un contrat en rente, comment ça marche ?

27 sept. 2016
PAR NICOLAS PEYCRU

Bientôt retraité, vous vous imaginez déjà sous les cocotiers sur les îles Bahamas, exilé fiscal et profitant du soleil ! Or, la retraite est un sujet plus sérieux et surtout nécessite une bonne préparation. Afin d’assurer ses arrières, et notamment un petit matelas confortable, il est intéressant de passer un contrat en rente. De cette façon, vous êtes l’heureux bénéficiaire d’une rente versée trimestriellement ou mensuellement au choix.

 

 

Passer un contrat en rente pour préparer sa retraite :

Plutôt que de percevoir l’intégralité de votre contrat en une fois et courir le risque d’un coup de folie où vous seriez amené à dilapider l’ensemble de votre argent, il est préférable de sortir en rente. En effet, une somme vous sera versée jusqu’au décès et le capital ne peut être récupéré.

Elle cesse au décès du bénéficiaire, excepté si le contrat prévoit une clause mentionnant que cette rente doit être reversée au conjoint survivant ou bien à un tout autre bénéficiaire désigné.

Grâce à ce mécanisme, vous êtes assuré de percevoir de l’argent jusqu’à la fin de votre vie ! Les contrats concernés sont : le PERP, le Madelin, mais aussi dans le cadre d’un PEA Assurance, ou encore l’assurance-vie, soit la plupart des contrats constitutifs d’une épargne retraite.

Le montant de la rente est calculé en fonction de l’épargne constituée sur le contrat en question, de l’âge, de l’espérance de vie (basée sur des tables de mortalité) et d’une éventuelle réversion à votre conjoint survivant si le bénéficiaire du contrat décède. Cette rente viagère se voit réactualisée tous les ans en fonction des résultats des allocations réalisées par l’assureur.

 

 

Les clés d’une sortie en rente viagère

Lorsque le client fait le choix d’une sortie en rente viagère, le capital est dès lors remplacé par une rente qui sera versée jusqu’au décès du bénéficiaire. En cas de décès, il est possible que le montant des rentes perçues soit inférieur au montant total du capital dont disposait le bénéficiaire. Pour éviter cette situation délicate, il convient de s’en prémunir en souscrivant à une option de réversion. Celle-ci permet, en cas de décès du bénéficiaire, de verser un pourcentage, pouvant aller de 60 à 100% du montant de la rente viagère, au bénéficiaire désigné par la personne décédée. Si la sortie en rente viagère n’est pas la plus répandue, elle est dans certains cas obligatoire (PERP, seuls 20% peuvent être retirés sous forme de capital). Elle permet de constituer une retraite durable et qui s’étend dans le temps. Fiscalement, une partie s’échappe et est non soumise à l’Impôt sur le revenu. En effet, seule une fraction qui dépend de l’âge de l’assuré, sera soumise à imposition et prélèvements sociaux.

Cette fraction soumise à l’IR et aux prélèvements sociaux est fonction de l’âge de l’assuré : -     Âge de l’assuré < 50 ans : 70 % -    50 < âge de l’assuré < 69 : 50% -    60 < âge de l’assuré < 69 : 40 % -    Âge de l’assuré > 70 : 30 % Elle permet de diminuer fortement son imposition et de dormir tranquille : sa retraite étant assurée par un complément de retraite.

Auteur – Nicolas Peycru

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